Logo
Assoukrou Aké
Assoukrou Aké

Assoukrou René Poupoint est né en 1995 à Bonoua en Côte d’Ivoire. Après des études artistiques à Abidjan, il poursuit ses études en France en histoire de l’art et archéologie pour ensuite se réorienter en école d’art à Tours où il obtient son diplôme en 2021 avec les félicitations du jury. En se plaçant dans la peau d’un médecin chercheur, Assoukrou Aké élabore des récits qu’il nomme « de guérisons » à travers sa pratique artistique multidisciplinaire, du collage à la peinture en passant par la gravure et la sculpture. Ses recherches nourrissent un art de traduction pour lequel il tente de transcender un aspect visuel équivoque de la violence et sa capacité de mutation. Afin de palier à ce concept innommable, presque irreprésentable en tant que tel, il construit et déconstruit des fragments d’images par le travail de la matière qu’il creuse, découpe ou encore déchire pour la vider de son sens. Ses compositions aux lignes sinueuses font écho à de nombreuses références allant de contes africains à des gravures de maîtres comme Poussin ou encore Rubens en passant par la Divine Comédie de Dante illustrée par Gustave Doré. Empreinte de symbolisme et de spiritualité, son œuvre invite à questionner le sens de l’existence par ces atmosphères sombres et pesantes dont ressort un brin de sérénité et d’espoir.

Instagram @assoukrou_ake

 

Une faible étincelle dans le désespoir, 2022, contreplaqué gravé et acrylique, 130 x 154 cm

Au delà de l’atmosphère obscure des gravures d’Assoukrou Aké où le noir prédomine, les lignes sinueuses parsemées et surplombées d’une palette nébuleuse édulcorée appellent à la spiritualité et à la sérénité. L’artiste réussit à traduire le concept de la violence et à l’extirper de tous sens par le travail de la matière.

Du tumulte du monde au silence du papier (détail), 2021, acrylique sur craft, scotch de masquage bleu et pages tirées de l’encyclopédie de l’Empire colonial britannique, 16,8 x 22,4 cm

Cette installation résulte en partie d’un contre-geste déchirant le craft pour faire apparaitre des formes abstraites pour construire quelque chose de nouveau tout en mettant en pièce de manière symbolique les maux qui rongent la société : le mouvement insouciant et innocent des mains devient œuvre lui même avant l’Œuvre commune.

Perle noire, 2022, contreplaqué gravé et vis zinguée, 107 x 153 cm

Cette série de gravure porte des traces de l’histoire sociale, médicale et politique de l’Afrique mais pose également un regard sur la violence et sa charge symbolique conférée par la population. En mêlant le sacré et le profane, l’artiste révèle l’essence de la vie humaine, celle d’une identité divisée et réinventée.

Les quatre cavaliers de l’apocalypse torturés par des fleurs, 2021, gravure sur contreplaqué, cadre en acier

Après un travail de recherche pictural sur les gravures du XXe siècle, montrant une vision euro-centriste de l’horreur du combat colonial, l’artiste y a extrait des figures qu’il a ensuite mis en scène en s’inspirant des compositions de Gustave Doré pour la Divine comédie de Dante. Par cette gravure sur bois, Assoukrou Aké convoque un discours à la fois spirituel, philosophique et idéologique de la résistance face à la fin : l’homme va-t-il s’autodétruire ou se sublimer ? Apocalypse ou apothéose ?

D’autres corps que les nôtres, 2021, chêne rouge d’Amérique, vis à placo, brancard militaire, dimensions variables

Ce projet soulève une remise en question profonde de nos actions dans le monde, sur le sens de l’existence, notre rapport au temps, à l’autre et à notre avenir commun par la conceptualisation du passage d’un état à un autre.

D’autres corps que les nôtres

Voir le site de l'artiste

  • Une faible étincelle dans le désespoir
    Une faible étincelle dans le désespoir
  • Du tumulte du monde au silence de papier 29
    Du tumulte du monde au silence du papier
  • Perle noire
    Perle noire
  • AsssoukrouAké06-(AynkánDropsy)
    Les quatre cavaliers de l'apocalypse torturés par des fleurs