En explorant la matérialité du cuir, qu’il détourne de sa fonction utilitaire traditionnelle, il élève ce matériau au rang de médium artistique et sensible. Le cuir devient alors un corps vivant, porteur de mémoire, de fragilité et de transformation.
À travers des gestes de découpe, de superposition et de stratification, l’artiste révèle progressivement son anatomie interne, faisant émerger des surfaces organiques où se mêlent textures, cicatrices et tensions.
Construites par accumulation, ses œuvres donnent naissance à un langage visuel inédit à partir d’un matériau familier.
Entre tradition artisanale et expérimentation contemporaine, Mohamed Radi interroge la mémoire des matières ainsi que les traces invisibles qu’elles conservent, transformant chaque fragment en une cartographie sensible des effets du temps.
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