Elle développe une pratique textile profondément liée à l’intime, nourrie par l’expérience de la maladie de son père et par les gestes de couture transmis par sa mère, couturière. À travers la broderie, l’assemblage et l’ornementation, elle construit un langage plastique où le soin, la mémoire et la réparation occupent une place centrale.
L’artiste recouvre des formes organiques de perles, de fils, de silicone et de textures précieuses, conférant à ses œuvres une dimension à la fois sensible et presque sacrée.
Entre attraction et vulnérabilité, ces surfaces minutieusement travaillées évoquent la peau, la cicatrice ou la blessure en transformation. En mobilisant l’art textile comme un espace de reconstruction, Sabrine Lahrach explore la fragilité du corps et les traces laissées par les expériences humaines.
Ses œuvres donnent ainsi forme à une mémoire intime où souffrance et résilience coexistent dans un équilibre délicat.
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